Confession, plaidoyer?
Martial Kermeur a jeté à la mer le promoteur immobilier qui lui a fait perdre non seulement l’argent que l’arsenal lui a versé lors de son licenciement, mais également son identité. Arrêté, il se retrouve face à un avocat. Le huis clos entre les deux hommes est émouvant, troublant.
Les faits sont traités rapidement. Kermeur reconnaît avoir jeté Lazenec à la mer. Puis commence le long monologue de Kermeur au cours duquel il retrace la chronologie des douloureux évènements qui l’ont conduit à ce geste, monologue nourri par les questionnements et les remarques du magistrat qui « pensait qu’à l’intérieur des faits, il y avait la vérité ».
Cette déclaration, posée sur un contexte politico-social pesant, est percutante.
La question sociétale de la violence physique engendrée par des comportements sournois, hypocrites, mesquins, vils, est clairement posée.
Reste l’article 353 du code pénal : « …la loi ne leur fait (aux juges) que cette question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs : Avez-vous une intime conviction ? ».
Et vous, quelle sera la vôtre ?

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